Je crois qu’on parle souvent de maquette un peu trop vite. Dès qu’un projet de site démarre, on a envie de voir quelque chose. C’est normal. Mais ce que j’ai compris ici, c’est qu’un site commence plus tôt que ça.

Il commence quand on sait à qui il parle. Il commence quand on a une idée plus nette de ce qu’on veut faire comprendre en premier. Il commence quand on arrête de confondre toutes les informations importantes avec toutes les informations disponibles. Une maquette peut rendre ça visible. Elle ne le décide pas à notre place.

Je dis ça en venant du web, donc je pourrais facilement tomber dans le détail technique. En vrai, le plus utile est souvent ailleurs. Une bonne page n’est pas seulement une belle page. C’est une page qui aide quelqu’un à comprendre, choisir, comparer, passer à l’étape suivante. Si on garde ça en tête dès le départ, beaucoup de choses deviennent plus simples ensuite, même la technique.

J’ai aussi l’impression que c’est là qu’on voit la différence entre “faire un site” et construire un vrai support de communication. Dans le premier cas, on produit un objet. Dans le second, on organise une relation. On pense au parcours, au niveau de preuve, au ton, au rôle des contenus, au moment où une personne va hésiter ou au contraire se décider.

Je ne sais pas encore si je formulerais ça aussi proprement en dehors de ce stage. Mais ici, ça devient assez visible : avant la première maquette, il y a déjà une bonne partie du travail.