Je suis arrivé en pensant surtout WordPress. Structure, thème, pages, modules, logique de construction. C’était bien mon sujet. Mais assez vite, j’ai vu un truc simple : on demande souvent à un site de réparer un problème qui commence avant lui.

Quand une entreprise dit “il nous faut un nouveau site”, ça peut vouloir dire plusieurs choses. Parfois le site actuel est vraiment dépassé. Parfois il est lent, mal pensé, difficile à mettre à jour. Mais parfois le problème est plus en amont : on ne sait pas encore très bien ce qu’on veut dire, à qui, et dans quel ordre.

Dans ce cas-là, WordPress n’a rien fait de mal. On peut construire un site propre techniquement, bien organisé, agréable à utiliser, et sentir quand même que le cœur n’y est pas. Les pages sont là, mais elles ne portent pas une idée nette. On remplit des blocs. On empile des rubriques. On a un site, oui. On n’a pas toujours une parole claire.

Ce qui m’a intéressé ici, c’est justement cette remise à plat. Avant de parler d’outil, il faut parler d’arborescence, de promesse, de niveau de lecture, d’usage réel. Qui vient sur le site ? Pour chercher quoi ? Est-ce qu’on veut rassurer, faire comprendre, donner envie de contacter, clarifier une offre, montrer un savoir-faire ? Si ce n’est pas réglé, on peut changer de CMS dix fois, le problème suivra.

Je ne dis pas ça contre WordPress. Au contraire. Je trouve que c’est un bon révélateur. Il oblige assez vite à faire des choix. Et quand les choix ne sont pas clairs, ça se voit immédiatement dans la structure. Pour moi, c’est peut-être la première leçon utile de ce stage : un site aide une communication, mais il ne peut pas inventer à lui seul ce qu’une entreprise n’a pas encore formulé.