Le trafic est une donnée pratique parce qu’elle se compte facilement. Du coup, on finit vite par lui donner plus d’importance qu’elle n’en a toute seule. Un site peut être visité sans être compris. Et cette différence change tout.
Je ne dis pas que le trafic ne sert à rien. Je dis qu’il ne raconte qu’une partie de l’histoire. Ce qui compte tout autant, c’est de savoir si le visiteur comprend l’offre, distingue les priorités, identifie le bon niveau de preuve et sait quoi faire ensuite.
Un site très fréquenté mais confus peut produire une impression de performance qui tient surtout à la surface. À l’inverse, un site plus modeste mais plus clair peut mieux soutenir la décision. C’est moins flatteur en tableau de bord, mais souvent plus utile en vrai.
On gagnerait peut-être à poser plus souvent cette question simple : est-ce que quelqu’un ressort de cette page avec une idée plus nette qu’en y entrant ?