Quand je suis arrivée, j’avais une image assez simple d’Agence Ouverture. Pour moi, c’était une agence très forte en audiovisuel, donc une agence qui faisait surtout de la vidéo. Ce n’était pas faux. Mais ce n’était pas suffisant.

En trois semaines, j’ai vu passer des sujets qui débordaient largement du cadre d’un tournage. On parlait de positionnement, de message, de site web, de support imprimé, de diffusion, de façon de raconter un projet et même de ce qu’il valait mieux ne pas dire si ce n’était pas clair. La vidéo restait présente, très présente même, mais elle était rarement seule.

C’est probablement ce que j’ai le plus compris ici : l’audiovisuel n’est pas traité comme un objet brillant qu’on pose au milieu d’une communication. Il sert quelque chose. Il prend sa place dans un ensemble. Une vidéo d’entreprise ne sert pas à grand-chose si personne n’a clarifié la promesse, si le site sur lequel elle arrive est faible, ou si la diffusion est improvisée la veille.

Je crois aussi que le changement de positionnement de l’agence vient de là. Historiquement, Agence Ouverture sait faire des films, des captations, du live, du motion design. Ce savoir-faire existe vraiment. Mais aujourd’hui, l’équipe assume davantage de travailler sur la communication globale, c’est-à-dire sur le lien entre les pièces, pas seulement sur la pièce la plus visible.

Dit autrement : on peut venir ici pour une vidéo, et repartir avec des questions beaucoup plus utiles. À qui on parle ? Qu’est-ce qu’on veut faire comprendre ? Quel support doit faire quoi ? Qu’est-ce qu’on raconte d’abord, et qu’est-ce qu’on garde pour après ? J’ai trouvé ça plus intéressant qu’un simple glissement de vocabulaire. Ce n’est pas « on fait plus de choses ». C’est plutôt « on essaie de mieux relier les choses entre elles ».

Je n’écris pas ça comme si j’avais déjà tout compris. J’écris plutôt ça comme le constat le plus net de mon stage : si on réduit encore Agence Ouverture à l’audiovisuel, on rate une partie du travail réel qui se fait aujourd’hui.